Calendrier du SIARP

Conférence internationale ANSES-EFSA.

Le 9 décembre 2019 à Paris, maison de la RATP. 

Résumé Etienne Calais en vidéocoférence

 

Méthodologie d’évaluation du risque des abeilles domestiques et pollinisateurs sauvages dans le cadre des dossiers d’AMM. Arnaud BOIVIN ANSES.

 

Ce dossier a déjà été présenté à la plateforme de dialogue ANSES et vous en avez déjà eu le résumé. Deux saisines de l’ANSES : 2018 sur les évolutions réglementaires et 2019 sur les AMM.
Proposer des tests de toxicité chronique. Tests sur larves. Tests sur bourdons; toxicité aigue par contact et voie orale.
Intégrer des tests de vol de retour.
Diversifier les recherches sur les voies d’exposition : cultures suivantes, adventices du champ et des bordures, eaux de proximité…
Recommandations pour AMM : fixer des valeurs seuils réglementaires, et donc amender la réglementation UE. Cela est prêt pour la toxicité aigue.

Etape 2 : élargir les interdictions d’application pendant la période de floraison : autorisée pendant 3 heures après le coucher de soleil. Renforcer les paramètres d’évaluation et la concertation avec EFSA.

 

 

Autres conférences sur la révision du document d’orientation. RAS.

Point sur la mortalité des colonies d’abeilles dans UE. S. TOSI.

Projet de recherche POSHBEE.M. BROWN.

Préserver la santé des abeilles, bourdons et autres pollinisateurs. 8 pays étudiés, 2 groupes : sur le colza et sur les pommiers.
Contamination des miels, pollens, pain d’abeille, abeilles, gelée royale. Etude sur 1 km de rayon sur 128 sites.
Etude d’impact du Sulfoxaflor sur bourdons. Mortalité plus importante selon les qualités de nectar.

 

Observatoire mortalité des abeilles. S. WENDLING.

Objectif: inventaire et dynamique des mortalités.
Organiser les investigations, développer le maillage sanitaire (inexistant auparavant en apiculture !), émettre des alertes, comprendre les mortalités.
Pilote : DGAL
Animateur : ITSAP,
Comité pilotage : CNOPSAV.
Début en mars 2015 ; pas d’équivalent en EUROPE.
Déclaration sur guichet unique régional géré par un vétérinaire spécialiste des abeilles qui fait le tri.
-Soit DS 1 et vétérinaire mandaté.
-Soit mortalité aigue avec suspicion d’intoxication : investigations et analyse.
-Soit autres troubles : visites vétos et TSA.
Bretagne et PAYS de Loire sont les 2 premières régions tests.
Région AURA depuis 2019.
1000 déclarations dont 400 investigations. 80 à 90 % en autres troubles, surtout varroa.
Délais sont trop longs entre déclarations et réactions. Restitutions annuelles régionales.
-Bilan qualitatif de l’hiver 2017-2018 :pluvieux et froid. Le Varroa est le principal cofacteur. Quelques cas avec apiculteurs défaillants. Majorité de cas complexes.
-2018 : quelques mortalités massives aigues. Mortalités variées : disettes, anomalies du couvain, problèmes de reines…quelques enquêtes environnementales. (mot pesticide jamais prononcé en ce jour : remarque personnelle)


En conclusion:

-diversité des facteurs ! articles à paraitre bientôt.
-Finaliser un système national centralisé,
-Listes des données
La DGAL prendra en charge les analyses si prérequis varroas effectués. Il manque un lien avec la pharmacovigilance.
Evaluation expérimentale en hiver 2020-2021
Voir site OMAA observatoire-des-mortalites-et-des-affaiblissements-de-l-abeille-mellifere

Enquête sur les mortalités hivernales. M. LAURENT.

Enquête en ligne. Du 18 avril au 15 juin. 18 % de réponses en 2017, contre 28 % en 2018.

    2017   2018
 Apiculteurs moins de 10 ruches :  35 %  22 %
 10 à 50 ruches :      29 %  19 %
 Plus de 50 ruches :  28 %   21 %
 Moyennes          29 %  21 %

Nombreux départements entre 20 et 30 %
53 départements entre 10 et 20 % en 2018.
Plus de pertes dans le SO. Analyser les causes : climat, ressources, …
Modéliser les facteurs de stress des abeilles.
Table ronde : vers un système apicole-agricole durable.

Martin DERMINE.PAN Europe.

5 à 10 % des adventices sont en compétition avec les cultures.
Revoir le modèle agricole : favoriser l’installation des agriculteurs, diminuer la taille des structures…
L’Agriculteur doit redevenir un facteur de biodiversité.
En agriculture raisonnée et en bio, les oiseaux, les insectes sont en augmentation. Les abeilles ont plus de diversité de flore et sont en meilleure santé.

Hervé LAPIE, President FDSEA et de l’association SYMBIOSE 

Il est agriculteur avec 70 hectares dans la Marne.
Projet départemental trames vertes. Favoriser les plantes mellifères.80% d’adhésion des agriculteurs à ces projets. Constat : disette pour les abeilles en juin et juillet.
Formations des agriculteurs en apiculture, sanitaire des abeilles, toxicologie des pesticides…
Bandes de luzernes de 3 mètres de larges récoltées tous les 80 jours au lieu de tous les 40 jours. Ces luzernes fleurissent et ont un gros impact sur tous les auxiliaires des cultures.
Aménager bords des champs avec plantes mellifères. Tout cela génère des ressources et de la production de miel. Révision des pratiques agricoles et apicoles. Des agriculteurs se lancent en apiculture pour se diversifier.
Garder ainsi des exploitations familiales.

J.LIMOUZIN. Agriculteur coopérateur en Vendée.

Attention aux adventices toxiques (ergot de seigle…). Les agriculteurs utilisent des produits pour protéger les plantes. La suppression des néonicotinoides dans certaines régions n’a pas réglé les problèmes ! Si on retire l’enrobage des semences, il faut parfois 3 traitements insecticides à la place.
L’arrêt des labours et les rotations des cultures permettent de faire revivre les sols.
Il faut réduire les intrants mais en optimisant les revenus des agriculteurs.
Améliorer le sanitaire dans les ruches ; faire intervenir le FMSE en cas de coup dur.
Développer traçabilité et origines des produits.

 

Etienne CALAIS.

Replay conférence: https://www.youtube.com/watch?v=R1r0eO0vv6s